Résumés footbalistiques
C’est le cinquième ! Le cinquième résumé hebdomadaire des aventures footballistiques du jeudi.
A noter que Philippe de Talant est rentré de convalescence. Mais sous prétexte qu’il a des vis dans le genou, ce droitier « meilleur pied gauche de Talant » continue de nous snober. Peut-être le reverra-t-on avant la fin de la saison, s’il ne s’est pas trop empâté dans l’intervalle (venant de moi, l’argument vaut son pesant, non ?).
Cette fois, j’ai assisté et participé au match, ce qui va permettre d’en parler un peu. Place, donc, au récit.
Résumé de la partie du 10 novembre
Il y avait bien du monde sur le terrain ! Et même des têtes nouvelles, venues en forte délégation de chez Fournier. On n’était même plus chez soi : 16 joueurs présents, dont seulement quatre de Talant et un du CG, ça nous en laisse 11 venant de chez Fournier. Nommer ici tous les joueurs va s’avérer difficile, puisque j’ignore le prénom d’un bon tiers des effectifs.
Quant au match lui-même, c’est à croire que les événements récents des banlieues françaises ont été contagieux : ce fut la guerre ! Une guerre propre, sans violence inutile, mais qui s’est traduite par une partie âpre, vive, serrée. Les joueurs étaient 7 contre 7 sur le terrain, avec un remplaçant tournant. Il y eut en fait trois moments bien distincts dans ce match : les dix premières minutes furent extrêmement tendues. Cela jouait vite, cela jouait bien, les attaques puissantes se heurtant aux défenses solides. Avec un joueur tournant dans chaque camp, forcément, la fraîcheur physique était chaque seconde très présente sur le terrain, et la partie se joua au milieu. Le peu d’espace disponible interdisait les dribles, perturbait les passes courtes. Et la maladresse était équitablement répartie entre les blancs et les bleus. Bref, tout cela est resté longtemps équilibré, le score étant bloqué à 1-1 avant que les bleus sur un pointu vengeur de Renaud ne parviennent à prendre l’avantage. A 2-1, le blocage restait le même. Une belle combinaison Dimitri-Laurent ramenait l’égalité qui sonna le début de la seconde étape du match. Immédiatement après, quasiment sur l’engagement, les blancs reprenaient l’avantage par Christophe C (Talant) et enfonçaient le clou quelques minutes plus tard sur une action en apparence facile. Alors même que les joueurs avaient bataillé 30 minutes pour rentrer quatre buts, deux autres étaient marqués en moins de cinq minutes et les blancs creusaient l’écart en menant 4 à 2. Le troisième épisode débuta ici. Sûrement rendus confiants par leur avance, les blancs laissaient des espaces et balbutiaient leur jeu. La défense se retrouvait au milieu, l’attaque s’endormait et les bleus confisquaient les ballons : une domination qui se paya cher, par un douloureux quatre à zéro infligé aux blancs ! A 13 h 20, les bleus menaient 6-4 !
En toute fin de partie, les blancs revenaient à 6-5, un score plus conforme à l’équilibre du match. Il n’empêche que les blancs pourront nourrir quelques regrets : c’est le manque de rigueur dans les dernières passes
qui les priva de la victoire. Les bleus, quant à eux, auront démontré une vertu très « équipe de France » : même menée au score, une équipe calme et résolue, disciplinée et inspirée, peut toujours remporter la victoire.
Bien que le nombre de joueurs présents ne s’y prêtait guère, on a assisté à quelques beaux gestes ; moins flamboyants qu’à l’ordinaire, mais très méritoires sur ce champ de bataille.
- Sébastien M a gardé un bref instant les buts bleus : l’occasion pour lui de faire constater que la relance directement en touche, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas...
- Renaud, que la modestie me lâche, a réussi deux jolies têtes : la première est morte sur le haut de la barre, mais la seconde allait franchir la ligne quand Sébastien S qui gardait les buts, a déplié une sorte de troisième bras pour claquer le ballon au dessus de la barre. Autant le geste de l’attaquant semblait définitif, autant l’arrêt du gardien fut fantastique.
- Sur la fin de match, Jonathan poursuivait une balle en cloche et effaçait le gardien blanc sorti le contrer : un bien beau geste qui dut être annulé, puisque c’est de la main que l’attaquant avait réussi son lob
- On a vu sur le terrain des amortis de la poitrine en pagaille, des attaques menées par des passes successives de la tête ; peu de ces gestes techniques aboutirent réellement, mais le jeu fut bien joli
- Renaud, la modestie ne me retient plus, marqua le dernier but blanc sur un très chanceux tir en pivot suite à un contrôle d’un ballon plus asséné qu’envoyé par Philippe. Sûr que l’amorti du bide que je parvins à réaliser en fait de contrôle, n’est pas à la portée des moins gras d’entre vous... Pour une fois que ça me sert à quelque chose...
Je signale pour finir que la forte délégation de chez Fournier est la bienvenue, mais que nous eussions été vraiment trop nombreux si les joueurs du CG et du Crédit Municipal nous avaient rejoints ; si la situation se représente, on réfléchira ensemble à une solution pour que tous puissent jouer tout leur saoul ! (en extérieur ?)
Rendez-vous jeudi 17, même heure, même endroit.