Résumés footbalistiques
On dit que 7 est un chiffre magique... Remarquer, sur les neuf chiffres, tous sont réputés magiques... Quoi qu’il en soit voici le septième opus du résumé hebdomadaire. Je précise d’ailleurs aux lecteurs dont certains se sont étonnés que je puisse mémoriser tant de faits, de buts et de prénoms différents, que mon mérite est somme toute assez banal. Vu que l’essentiel de mon talent footballistique consiste à attendre le ballon, j’ai tout le temps d’être un spectateur attentif... Au reste, il va finir par devenir évident que je m’avère meilleur spectateur qu’acteur... Mais ne boudons pas ce plaisir commun et allons y pour le
Résumé de la partie du 24 novembre
Je ne suis pas mécontent de dire que ce match fut un très beau match ! Encore une fois, nous étions seize à vouloir jouer ; à sept contre sept sur le terrain, chaque camp faisait tourner un joueur. Il était question de disposer de chasubles jaunes, et en effet, nous disposâmes de vêtement parfaitement jaunes quoique tirant légèrement sur le rouge très vif ; elles tiraient même tout court, parce que visiblement prévues pour de très petit gabarits... Cette richesse de couleurs permis de mélanger un peu les effectifs si bien qu’on trouvait en bleu : Philippe, Laurent, Alex, Fabrice Gr, Olivier (tous Fournier), Sébastien M, Christophe (Talant) et Serge (CM). Les rauges (ou jounes, comme vous voulez !) comptaient sur : Jonathan, Dimitri, Fabrice Gt, Xavier (tous Fournier), Renaud, Patrice (Talant), Jérôme et Bruno (CG).
La partie a commencé sur un rythme vif. Au point que le discours qui d’ordinaire conclut les parties, se fit entendre cette fois dès le premier quart d’heure, à savoir une succession de « pfff, pfff, groumpf, hhh, hhh, pfou, kof, kof, pfff, ah la vache ! » Les équipes étaient manifestement aussi essoufflées qu’ équilibrées : beaux gestes des deux côtés, jeu très collectif, formations homogènes. Pour la première fois depuis bien bien longtemps, il fallut attendre un bon quart d’heure avant l’ouverture du score. Les rouges engrangeaient un 2-0 qui ne devait rien au hasard, mais davantage à une combativité affirmée.
Preuve que les équipes évoluaient sur le même registre, cette avance se réduisit rapidement. Deux événements concomitants intervenant alors : le passage de Patrice dans les buts rouges coïncida avec trois buts consécutifs marqués par les bleus. Au reste, Patrice n’est pas le seul à blâmer : la défense rouge se montrant curieusement très amorphe pendant les 5 minutes de la fructueuse offensive bleue.
Mais il était dit qu’aucune équipe ne pourrait revendiquer aujourd’hui de creuser l’écart : Dimitri égalisa pour les rouges (un but surnaturel !) qui passèrent en tête, menèrent un temps avant de se laisser distancer (les bleus passant à 6-5) Entre temps, les départs de part et d’autres vers 13 h 15 firent que pour rester à 7 joueurs contre 7, Olivier dû rejoindre les rouges.
À 13 h 25, les bleus prenaient l’avantage sur un but très contestable : alors qu’ils venaient de reprocher aux rouges d’avoir jouer trop rapidement une touche sur leur côté gauche entre Jonathan et Renaud, le ballon était intercepté dans la confusion et finissait au fond des filets rouges... Une rouerie qui ne leur permis pas de remporter le match, l’égalisation intervenant une poignée de seconde plus tard : une touche encore (car on est toujours puni par là où on a péché !) jouée par Renaud était mollement relâchée dans ses propres buts par Philippe. On se résolvait à « en mettre un dernier » pour départager l’ensemble, mais il serait malhonnête d’accepter le but marqué par Jonathan sur une nouvelle touche, personne n’ayant touché le ballon avant qu’il ne franchisse la ligne de but... (au reste, je rappelle que le règlement du foot est formel : quand un but est marqué directement sur une touche, en clair quand le joueur envoie directement le ballon de la touche dans le but, on doit jouer un corner... C’est curieux, c’est imbécile, mais c’est comme ça...)
Bref, on restera sur un score final de 7-7, qui rend bien justice à l’équilibre de la partie, au nombre de joueurs sur le terrain, et au numéro de ce résumé... qui ne serait pas complet sans l’évocation attendue des
moments forts :
- le premier but (des rouges donc) mérite qu’on s’y arrête : longue relance de Dimitri (impeccable dans les cages) sur Renaud devant à gauche ; centre de volée d’une audacieuse « aile de pigeon » de Renaud vers Jérôme qui assura son contrôle avant de crucifier Christophe. Une phase de jeu allemande !
- le deuxième but rouge fut aussi fin et délicat : Jonathan apparemment coincé sur le fond gauche du terrain réussissait un tir assassin qui trouvait le chemin des filets malgré un angle de tir impossible
- le troisième but bleu fut le résultat d’une belle opiniâtreté : l’assaut des attaquant se traduisit par une série de corners dangereux. Sur celui tiré de la gauche, Laurent adressait un ballon presque dans l’axe pour Christophe, qui reprenait sans contrôle et donnait ainsi l’avantage à son équipe.
- Au reste l’égalisation fut à la hauteur : Jonathan adressa une transversale parfaitement dosée à Dimitri sur la droite ; de volée, il se couchait pour reprendre le ballon d’une frappe puissante et cadrée ! Geste magnifique !
- Quelques instants plus tard, Jérôme se retrouvait en excellente position pour reprendre une volée puissante ; le tir superbe fut magistralement annihilé par l’excellent arrêt de Sébastien !
- Christophe, vers la fin de partie, était un peu dans la même situation, mais voulant reprendre la volée du gauche, ne réussit qu’à mettre le ballon sur orbite...
- Serge failli refaire le coup du 27 octobre ! Même situation (réceptionnant de dos un ballon puissant à ras de terre, il tentait de le faire sauter dans les buts en lui assénant un sec coup de pointu) mais la réussite ne fut pas au rendez-vous, le geste ne cadrant pas le ballon bien que le gardien fut battu.
Bien belle partie, donc ! Plaisante, vive, équilibrée ; le score modéré en est la preuve ; score nul, mais partie pas nulle du tout. Je l’ai d’autant mieux goûtée que je n’ai pas vociféré cette fois, laissant ce mauvais rôle à Dimitri qui s’époumona une bonne partie du match en réclamant une défense moins perméable quand il gardait les buts.
Rendez-vous le mois prochain, c'est-à-dire jeudi 1er décembre, même heure, même endroit, mêmes couleurs !
UHLS !