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Résumés footbalistiques

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Jeudi 05 janvier 2006

D’abord et avant tout, comme c’est de coutume, je vous souhaite une année 2006 excellente et riche ! Il faut dire qu’elle a commencé chaudement sur le terrain, avec un total de deux blessés au moment du coup de sifflet final ! Bonne santé à tous, donc !

Mille excuses pour avoir un peu tardé dans ce résumé hebdomadaire, mais il est des semaines moins faciles que d’autres...

Sans se plaindre, entamons joyeusement les choses sérieuses !

Tant qu’on y est, merci à quelqu’un de Fournier de transmettre ces résumés à Olivier qui se barre toujours en milieu de partie et dont je n’ai pas l’adresse courriel.

 

Résumé de la partie du 5 janvier 2006

 

A nouvelle année, nouvelle formule ? Eh bien, pas toujours, puisque ce jeudi en l’occurrence on a pris les mêmes et recommencé comme si de rien n’était.

Principal indice de la fin des vacances, les effectifs étaient presque le double de ceux du 29 décembre, avec un total de 17 joueurs présents.

Il y eu en fait deux coups d’envois distincts : les bleus venaient de s’en prendre 3 par des rouges surpuissants en parvenant tout juste à en mettre un ; 3-1, me direz-vous, pas de quoi changer les équipes ! Certes, mais un tel score s’affichait après seulement 5 minutes de jeu, et les rouges semblaient si forts face aux bleus, que le déséquilibre était trop flagrant ! Les rouges alignaient trois attaquants pointus, en l’occurrence Laurent, Alex et Jérôme. Il y en avait un de trop, et il fut décidé que sans revenir sur le score, Jérôme passerait en bleu, et Bruno, défenseur incontestable, en rouge.

Du coup, la majeure partie du jeu se déroula avec côté rouge : Laurent, Alex, Bruno, Patrice, Cyrille, Sébastien S, Philippe et Fabrice Gt. Côté bleu, on vit Jérôme, Serge, Christophe P, Fabrice Gr, Xavier, Olivier, Dimitri, Christophe C et Renaud. Huit plus neuf font dix-sept, le compte y est !

La partie vraie commença donc à 3-1 pour les rouges, et on sentit très vite que cette nouvelle organisation offrait un jeu plus équilibré. Grâce, notamment, à un très joli but contre son camp de Sébastien, les bleus revinrent à 3-3 et le score resta longtemps bloqué sur cette marque. La partie se déchaînait : à croire que beaucoup avaient volontairement limité les agapes de fin d’années tant les courses étaient celles de « morts de faim » ! Jeu rapide, précis, vif dans les deux camps. Sept joueurs dans chaque équipe, un tournant chez les rouges, deux chez les bleus. Les actions furent belles, mais les finitions se heurtaient souvent soit aux poteaux, soit aux gardiens souvent remarquables ; comme souvent quand la partie est équilibrée, les détails firent la différence. Ce n’est qu’à 12 h 50 que le tournant du match intervint : en l’espace de quelques minutes, Serge sortait définitivement sur blessure, les bleus prenait le leadership en menant 4-3, et s’endormait aussitôt sur cet acquis modeste. Les rouges en profitèrent aussitôt, toujours aussi affamés !

Jérôme lui-même se faisait alors voler proprement un ballon dans l’axe, ballon qui fut transformé en but. Vexé, Jérôme tentait bien d’accélérer encore, mais sans parvenir à lui seul à contenir la furia rouge. Intervint alors un événement incongru : décidément inséparables, Dimitri et Laurent se blessèrent à la même seconde ! Chacun à une extrémité du terrain, Laurent, victime d’une maladresse bleu, tâtait durement du revêtement à l’entrée de la surface bleue, et sur la ballon qui s’échappait alors, Dimitri se tordait les chevilles à l’entrée de la surface rouge !

Dimitri résolu de reprendre la partie en chaussettes en gardant les cages. Il s’ensuivit un peu de flottement chez les bleus : deux buts consécutifs plus tard, les bleus étaient tristement menés 6-4 ! Beau renversement de tendance, et Victor Hugo l’eut volontiers traduit par cette formule demeurée célèbre dans la peinture qu’il fit de Waterloo :

« L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La batterie anglaise écrasa nos carrés.
La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge »

(qui a dit que le foot n’était pas culturel ?)

Les rouges, donc, presque les Anglais si l’on s’en tient à la couleur des tuniques ou des chasubles « avaient l’offensive et presque la victoire ».

Ce fut ensuite Austerlitz ! Piqués au vif, les bleus puisèrent dans leurs ressources et reprirent la lutte avec résolution : jouant des relances rapides, sautant le milieu, jouant dans les intervalles et profitant des contres, ils refirent leur retard, âprement, laborieusement, mais avec application. Pendant ce temps, Olivier avait quitté la partie, peu de temps avant que Patrice n’en fit autant. À 13 h 20, le score était de 7-7, et les engagements toujours aussi intenses. Les bleus parvenaient alors à passer devant, et la partie s’acheva enfin de guerre lasse sur un score de 8-7 pour les bleus !

Excellent match, que chacun s’accorda à trouver musclé mais encore dans les limites du correct.

 

Allons-y pour l’évocation en vrac des moments forts :

-          revenons sur la belle tête de Sébastien : le foot est curieux : dans certaines circonstances, on sait précisément ce qui va se produire ; ici, sur une touche jouée par les bleus, le ballon aérien filait vers les buts ; or, Sébastien joue très rarement de la tête. Pourtant, on le vit armer un geste qu’on devinait funeste : à ce moment du jeu, Fabrice Gt ayant anticipé la trajectoire fuyante de la balle en se décalant de l’axe, lui donner le moindre changement de direction compliquerait fatalement la tâche du gardien. C’est ce qui se produisit sans réelle surprise, Sébastien prenant à contre-pied son gardien sur une belle tête décroisée...

-          Christophe P fut l’auteur d’une double barre sur une seule frappe : le premier tir puissant s’écrasa sur la transversale, alla taper dans les poutres, pour revenir mourir une seconde fois sur la barre !

-          Le même Christophe P a offert en au moins deux occasion une célébration de Bacchus, Dieu des vendanges (Cultivons-nous balle au pied !) : deux ballons salopés devant un but vide !

-          Un tir très puissant d’Alex s’écrasait sur la barre bleu avant de finir en touche : le sort est cruel, un tel geste méritait mieux !

-          Un excellent but de la tête de Fabrice Gr sur un corner ; admirable dans une configuration à 7 joueurs contre 7 !

-          Deux beaux buts consécutifs de Laurent, plein axe, en début de partie

-          Un tir sur la barre par Jérôme : malchanceux, car Sébastien S, pourtant grand, était bel et bien battu sur cette frappe !

-          Une combinaison tout en finesse jouée dans le dos de la défense rouge entre Renaud et Jérôme qui permettait à ce dernier de faire revenir les bleus à 7-7.

-          Enfin, un geste comique de Bruno : sur un centre destiné à la tête de Christophe P, il anticipait le geste de l’attaquant ; or, Christophe P renonça et laissa filer le ballon en sortie de but ; Bruno, lui, attrapa donc à pleines mains un bon mètre cube d’espace vide à l’endroit où il pensait trouver le ballon ; très comique à voir !

 

« Ah putain, quel joli match » comme dirait Thierry Roland, un autre poète reconnu !

Je vous donne donc rendez-vous jeudi prochain, 12 janvier, même heure, même endroit. Que Dimitri change de chaussures !

Sur la question du ballon, j’ai reçu les contributions (pour résumer) de : Alex, Laurent, Philippe P, Sébastien S, Bruno, Jérôme, Fabrice Gr, Jonathan, Dimitri, Serge et Christophe C (plus la mienne, of course !).

 

UHLS !

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R
Que la honte me submerge et m'empourpre ! J'ai oublié dans les "moments forts" un geste épatant de Laurent : il parvint à glisser sa jambe entre deux défenseurs et le gardien adverse sur un ballon à mi-hauteur à l'entrée de la surface. D'un coup de patte inspiré, il parvenait à lober le gardien ! Spendide !<br /> Jérôme ml'a fait remarqué qu'Alex avait marqué un joli but en début de match : certtes, je ne l'ai pas décrit en détails, mais pour autant, j'évoque clairement l'excellente attaque rouge au début ; rendons toutefois justice à ALex, sa frappe plein cadre et pleine lucarne fut un modèle du genre.
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