Résumés footbalistiques
Tarde venientibus ossa ! Disaient les latins qui s’y connaissaient en phrases définitives au sens trouble ! Tarde venientibus ossa, et je ne commente pas ici les derniers sondages locaux sur les chances des uns et pas des autres à se faire élire dans les municipalités un peu clinquantes des alentours quand viendra mars et ses frimas électoraux. Non, tarde venientibus ossa qui résonne presque comme un vae victis prononcé jadis par Brennus (ce qui n’est pas une contraction latine de mon nom et prénom, n’est-ce pas ?) en tout comme un vae soli dont il faut admettre qu’en vir boni discendi peritus je fus quasiment ce jour-là la seule victime…
Tout ça pour, en usant de cette inimitable vis comica qui me caractérise, vous faire le résumé de la partie de fouteubal du 31 janvier 2008.
Une bonne douzaine de joueurs cette fois ; et je suis moi arrivé bien en retard, après tout le monde… J’ai rejoint les noirs qui comprenaient déjà Dimitri, Jonathan, Sébastien S, Christophe P et Bruno (si je me souviens bien) tandis qu’en face et en clair on avait Sébastien M, Frédéric, Ali, Patrice, Serge et un nouveau que nous appellerons N. Très vite, le déséquilibre des forces parlant, les noirs plantèrent deux buts s’ajoutant aux deux autres déjà engrangés avant que je n’arrive ; les blancs, surtout par Ali, essayaient tout ce qui pouvait se faire et parfois même avec brio, mais les forces étaient trop disproportionnées et c’est seulement à 5-0 que les blancs parvinrent à marquer une fois ; au total, ils ne marquèrent que trois petits buts, laborieusement, donnant tout, s’exposant inévitablement aux contres ; on vit des actions brillantes des deux côtés : les blancs avec énergie et désespoir, les noirs avec facilité et décontraction ; vraiment, quel déséquilibre ! Les contres avaient choisi les sombres, et chaque attaque était quasiment victorieuse pour eux ; Jonathan, surtout, à l’aise dans les courses et le jeu rapide, s’en donnait à cœur joie dans une défense effilochée, épuisée, dépassée, frustrée de jeu. Les noirs se permirent même des tirs sur les poteaux ; tirs à répétition puisque vous savez comme moi que bis repetita placent, mais en fait elles placent pas toujours, puisque vers la fin de la partie les blancs se mirent eux aussi à allumer des poteaux innocents, retardant d’autant leur hypothétique remontée au score…
Vers 13h20, Ali, Patrice et N quittaient la partie ; on a redéployé ce qu’on a pu et continué un peu dans le n’importe quoi ; même si les effectifs ne ressemblaient plus à ceux du débuts, les blancs marquèrent le but vainqueur par Dimitri (qui avait pourtant joué les 9/10e du temps en noir) ; mais sur le stricte plan comptable, le score était à 13h30 de 13-4 pour les noirs…
Quelques belles choses :
- mon retour d’après blessure était peut-être prématuré ; mollet toujours douloureux, je n’ai guère joué cette session…
- Sébastien M, le pauvre, s’est fait allumer une paire de fois dans les buts blancs…
- Jonathan a marqué un joli but : reprise lobée du bout du pied ; ballon joliment placé dans la lucarne, côté petit filet !
- Ali a été impressionnant de fair play et de dynamisme, donnant tout et plus pour emballer le match des blancs…
- Dimitri, poteau, comme d’hab !
- Pour ceux qui veulent décoder : tarde venientibus ossa ; vae victis ; vae soli ; vir boni discendi peritus ; vis comica ; bis repetita placent = les retardataires mangent les restes ; malheur aux vaincus ; malheur à l’homme seul ; homme de bien habile à parler ; force comique ; les choses qui se répètent plaisent. Le tout à remettre dans l’ordre !
Là-dessus, rendez-vous semaine prochaine, même heure, même endroit !
Ave !
UHLS !