Résumés footbalistiques
Je vais vous dire : je suis crevé ! J’ai passé ma nuit à chasser les moustiques avec un tournevis...
Cette phrase ne veut rien dire, surtout en plein mois de janvier ? Je ne me démonte pas et affirme que c’est précisément la preuve que je suis crevé...
Au-delà de ces considérations très personnelles, sachez que le terrain sera indisponible les 16 et 23 février, c'est-à-dire pendant les vacances scolaires. Ça nous fera un break, et ça nous fera beaucoup de bien.
Résumé de la partie du 19 janvier
Les mots me manquent : ce fut dantesque, épique, hitchcockien et j’en passe !
Sur le terrain, 17 joueurs affamés de ballon. En tout début de rencontre, j’ai commis une maladresse certainement définitive pour la partie : j’ai un peu trop regonflé le ballon, si bien qu’il prit pendant plus d’une heure un malin plaisir à rebondir trop haut et à donner des contres favorables au petit bonheur la chance. Mais après tout, tout le monde a joué avec la même balle ! Il n’y a pas d’inégalité sur ce point, pas plus qu’il ne semblait y en avoir lors de la constitution des équipes, avec parmi les rouges Laurent, Dimitri, Cyrille, Olivier, Fabrice Gt, Philippe, Patrice et Christophe P, et en bleu Jérôme, Alex, Renaud, Pascal, Sébastien S, Sébastien M, Fabrice Gr, Bruno et Serge, ce dernier finissant la partie en rouge au moment des départs anticipés de Patrice, Pascal et Olivier.
La partie a commencé curieusement par un but pris par les bleus quasiment sur la première attaque rouge : Laurent, isolé mais pas abandonné, profitait de la sortie très approximative de serge pour marquer un but facile.
A ce stade, les bleus rangeaient ce premier revers dans la catégorie : « c’est pas de chance, mais c’est pas grave ! C’est sans importance, on va vite effacer cette bévue... »
« Que nenni ! » (comme dit mon cheval quand je lui en parle). Selon qu’on a joué en bleu ou en rouge ce jeudi, on verra les choses très différemment : d’un côté on peut penser que les rouges ont su asseoir rapidement une domination sans partage, d’un autre, on trouvera que les bleus ont joué de maladresse et de malchance et n’ont pas toujours reçu le prix de leurs efforts... Il en va ainsi !
En moins de sept minutes, les rouges menaient sans apparemment forcer leur talent par 6 buts à 0 ! Une véritable gifle ! Certes, Serge fit trois fois de suite le coup de la sortie hasardeuse, chaque fois au moment où Laurent (qui jamais n’eut d’état d’âme !) était seul balle au pied ; mais cela ne suffit pas à expliquer le naufrage : les bleus furent très approximatifs dans leurs passes, souvent osées pile dans l’axe, et ont souffert d’un nombre incroyable de contre défavorables... Sans compter des maladresses ahurissantes dans le dernier geste... Ajoutons à cela que Dimitri, en rouge, était dans une petite forme : souvent gardien, il ne se risqua guère en joueur de champ, ce qui fut une chance pour les bleus ! Qu’on imagine un instant qu’il fût capable d’animer le duo Laurent-Dimitri, et le score était encore plus cinglant !
Il faut reconnaître un mérite à chaque équipe : côté rouge, l’avance de six buts permettait d’envisager le reste de la partie avec sérénité ; Laurent donna souvent de la voix pour ramener ses coéquipiers en défense, mais dans l’ensemble, rien de vraiment dangereux ne menaçait les leaders ; les bleus, quant à eux, furent à la fois combatifs et sans illusion : jamais ils ne baissèrent les bras (mais il levèrent souvent le pied trop haut...) et crurent jusqu’au bout au miracle.
Signe de cet engagement admirable : à 6-0, sur une frappe rageuse et enfin cadrée de Jérôme, les bleus parvenaient à engranger une première réalisation. Le score resta fixé ainsi plus d’un quart d’heure ! Puis les rouges, sur un échange bleu inconscient en plein dans l’axe, lançaient un contre et passaient à 7-1 ; eh bien sur l’engagement, comme pour clamer que le temps de la correction était révolu, les bleus revenaient à 7-2 !
Opiniâtres, mais brouillons, ils multipliaient les assauts, au risque de laisser des boulevards ouverts aux contres rouges... Malgré tout, Jérôme parvenait plusieurs fois à conclure de beaux mouvements collectifs et le score se montrait optimiste : 7-2 / 7-3 / 7-4 / 7-5 / 8-5 / 8-6...
Même s’ils ne parvenaient jamais à réduire à moins de deux buts l’écart avec leurs adversaires, les bleus y croyaient ! Ils venaient d’ailleurs d’infliger l’équivalent d’un 6-2 aux rouges !
Ces derniers, sereins, géraient l’avance... Comme les grandes formations, ils pliaient sans casser...
L’arrivée dans les tribunes d’une forte délégation des Services Techniques de la Ville de Talant mis même une ambiance un peu particulière : Pascal et Patrice étaient la cible des quolibets bon enfants, mais au final, la sérénité de la partie s’en ressentit un peu, l’un comme l’autre, un peu cabots, se sentant obligé de « faire le spectacle », ce qui est toujours difficile quand on est le seul à s’y livrer dans un groupe aux objectifs a priori communs...
A 13 h 15, Olivier quittait le jeu, suivi à 13 h 25 de Pascal et Patrice, ce dernier étant remplacé par Serge, transfuge depuis les bleus...
A 8-6, donc, les bleus espéraient encore revenir... et puis la fatigue, le stress du temps qui passe, la perspective des douches, ce putain de ballon incontrôlable aussi, tout cela peut expliquer le second naufrage : de nouveau des relances molles, des dégagements surréalistes, des passes dans le dos, et deux contres plus tard, les rouges affichaient un large sourire et deux buts de plus...
Score final à 10-6, ce qui traduit mal le combat acharné des participants...
Moments forts
Fort peu de beaux gestes dans cette partie de close-combat ; à peine peut-on noter :
- les prises de responsabilités couillues de Jérôme, prenant sur lui de frapper au but alors que les bleus, hésitants, se renvoyaient régulièrement la balle et la responsabilité du tir final.
- Philippe fut particulièrement bon ce jeudi ! D’ordinaire assez maladroit, il fit plusieurs fois montre d’une concentration et d’une application louables.
- Le même Philippe marqua un but assez similaire à celui du 6 octobre : un ballon contré et re-contré lui rebondissant sur le pointu du pied gauche pour finir dans les filets.
- Butant sur Serge, Laurent aussi a fini dans les filets... de protection !
- Un tête très inspirée de Fabrice Gr : sur une touche jouée par Renaud, il trouvait la lucarne rouge ; le ballon tinta sur la barre dans un bruit de flipper inauguré la semaine dernière par Christophe P...
- Bruno eut son heure de défenseur : un ballon dangereux rebondissait sur le poteau suite à une reprise sur corner ; il parvint à sortir le ballon ! Sauf qu’alors attaquant, son rôle assigné était précisément de l’envoyer dans les buts !
- Laurent clama une formule limpide ; voulant signaler, alors qu’il jouait en défense, que deux attaquants bleus menaçaient sa zone de couverture, il lança sans vergogne un puissant « J’en ai deux ! J’en ai deux ! » qui laissa tous ses coéquipiers de marbre, puisque selon toute vraisemblance, eux aussi en ont deux...
Les fautes furent un peu moins nombreuses et le jeu plus fair-play ; toutes les mains (ou presque) donnèrent lieu à un arrêt du jeu ; les pieds trop hauts furent sanctionnés de la même façon. Il n’y eut pas de blessé cette fois-ci ! Un record !
Gardons cet esprit !
Et constatons-le lors de notre rencontre du jeudi 26, même heure, même endroit !
UHLS